Le Viêt Nam, Viêt-nam, Viet Nam, Vietnam ou Viêtnam, en forme  
longue la République socialiste du Viêt Nam (République socialiste du  
Viêtnam, République socialiste du Viêt-nam, République socialiste du  
Vietnam ou République socialiste du Viet Nam), en vietnamien Việt  
Nam Prononciation du titre dans sa version originale Écouter et Cộng  
hoà Xã hội Chủ nghĩa Việt Nam Prononciation du titre dans sa version  
originale Écouter, est un pays d’Asie du Sud-Est situé à l’est de la  
péninsule indochinoise. Il a une superficie de 341 690 km² et compte  
environ 89 millions d’habitants en 2012. Il est bordé par la Chine au  
nord, le Laos, le Cambodge et le golfe de Thaïlande à l’ouest et la mer  
de Chine méridionale à l’est et au sud. Sa capitale est Hanoï.

Géographie
Le Viêt Nam est un pays d’Asie du Sud-Est, entouré à l’ouest par le  
Laos et le Cambodge et au nord par la Chine. Il est bordé par la mer de  
Chine, le golfe du Tonkin et le golfe de Thaïlande. Il a une surface de  
331 690 km² dont 4 200 km2 d’eaux territoriales. Sa frontière maritime  
est longue de 3 260 km. Il a la forme d’un "S" étiré, dont les extrémités  
seraient distantes de 1 650 km. Il existe des désaccords territoriaux  
entre le Viêt Nam et la Chine, par exemple au sujet des îles Paracels.
Le Viêt Nam est constitué de trois grandes régions, appelées Bô :
au Nord, le Tonkin (Bắc Bộ), avec comme villes principales Hanoi et  
Haiphong ;
au centre, l’Annam (Trung Bộ), traversée par la cordillère annamitique,  
avec comme villes principales Huê et Da Nang (anciennement Tourane)  
;
au sud, la Cochinchine (Nam Bộ), avec comme ville principale Hô-Chi-
Minh-Ville (Saigon).

Topographie
Les montagnes et les hauts plateaux occupent les deux tiers du  
territoire vietnamien. De la région de Thanh Hoa, à la frontière  
chinoise, au col de Lao Bao (région de Đà Nẵng), sa frontière Ouest est  
constituée par la cordillère de Truong-Son du Nord, issue du plateau  
tibétain. La cordillère du Sud s’étend du col des Nuages, au sud de la  
région de Đà Nẵng, jusqu’à celle de Đà Lạt.

Histoire
Pour les historiens vietnamiens, le Viêt Nam fut fondé en 2877 av. J.-C.  
dans leur capitale de l’époque qui se situait à l’emplacement de  
l’actuelle Canton (en Chine). L'histoire du pays, dont les origines sont  
semi-légendaires, se confond en grande partie avec celle du peuple Viêt  
(ou Kinh) qui, de son berceau primitif du Văn Lang, aurait ensuite  
essaimé vers le delta du fleuve rouge. Les Viêt ne prennent que très  
progressivement possession de l'espace géographique qui est  
aujourd'hui celui du Viêt Nam. En 258 av. J.-C., le Van Lang est intégré  
au royaume élargi d'Âu Lạc, qui passe à son tour sous la coupe de  
l'Empire de Chine. En 221 av. J.-C., un général chinois, Zhao Tuo se  
proclame roi d'un nouvel État indépendant, le Nam Viêt (comprenant  
des territoires du Sud de la Chine et du Nord de l'actuel Viêt Nam), qui  
existe jusqu'en 111 av. J.-C., date à laquelle il est reconquis par la  
Chine.

Le futur Viêt Nam demeure une possession chinoise pendant environ un  
millénaire, malgré des révoltes parmi lesquelles celles menées par les  
sœurs Trung et Triệu Thị Trinh sont les plus célèbres, et des périodes  
d'indépendance plus ou moins longues. Sous la dynastie Tang, le pays  
est un protectorat désigné sous le nom d'Annam (Sud pacifié), nom qui  
servira longtemps à le désigner en Occident. Ce n'est qu'en 932 que  
l'effondrement du pouvoir central permet au Đại Việt (Grand Viêt) de  
devenir un royaume indépendant, qui continue cependant de payer  
tribut à la Chine. Au cours d'un processus séculaire appelé Nam Tiên  
(marche vers le Sud), les Viêt conquièrent le territoire qui va devenir  
celui du Viêt Nam, aux dépens du Royaume de Champā et de l'Empire  
khmer. Plusieurs dynasties se succèdent à la tête du pays qui, au  
XVIIIe siècle, atteint peu ou prou la configuration de l'actuel Viêt Nam.  
Entre le milieu du XVIe siècle et la fin du XVIIIe, le pays est  
politiquement divisé en deux, la famille Trịnh contrôlant le Nord et la  
famille Nguyễn le Sud, tandis que les empereurs de la dynastie Lê ne  
conservent qu'un pouvoir symbolique. Nguyễn. Les Tây Sơn disputent  
ensuite le pouvoir aux deux familles, mais ce sont les Nguyễn, avec  
l'aide de la France, qui remportent la victoire. Au début du xixe siècle,  
Gia Long devient l'empereur du pays, qui prend le nom de Viêt Nam et  
continue de reconnaître la Chine comme puissance suzeraine.

Au milieu du siècle, la fermeture du pays au commerce étranger et au  
christianisme finit par entraîner un conflit avec la France : le Second  
Empire intervient en 1858 et s'empare du Sud du pays, qu'il annexe  
pour en faire la colonie de Cochinchine. En 1883, la guerre franco-
chinoise provoque une nouvelle expédition française, la France  
souhaitant à la fois sécuriser sa colonie et s'emparer des richesses du  
Tonkin (Nord du pays). Des traités de protectorat aboutissent à la  
création de deux nouvelles entités, le Protectorat d'Annam (Centre) et  
le Protectorat du Tonkin (Nord). Le pays est désormais divisé en trois,  
les empereurs Nguyễn ne conservant qu'une autorité symbolique sur  
l'Annam et le Tonkin, tandis que la Cochinchine fait partie intégrante du  
territoire de la France. En 1887, les trois entités sont intégrées à  
l'Indochine française.
Malgré de nombreux soulèvements nationalistes, les Français  
maintiennent leur contrôle sur le territoire vietnamien ; dans les  
années 1930, le Parti communiste indochinois, dirigé par Nguyen Aï  
Quoc (futur Hô Chi Minh) organise à son tour des insurrections,  
durement réprimées. Les nationalistes vietnamiens modérés et  
l'empereur Bảo Đại tente d'obtenir par la négociation une autonomie  
accrue, mais n'ont pas plus de succès. En 1945, le Japon, qui occupait  
l'Indochine française depuis 1940, démantèle l'appareil colonial français  
pour prendre le contrôle du territoire. La reddition japonaise, quelques  
mois plus tard, permet au Việt Minh, front nationaliste dirigé par le  
Parti communiste de Hô Chi Minh, de prendre le pouvoir lors de la  
révolution d'Août. Les Français ne parviennent que progressivement à  
reprendre le contrôle de l'Indochine ; Hô Chi Minh, dont le pouvoir est  
encore très fragile, tente la voie de la négociation, mais les pourparlers  
achoppent et, fin 1946, le conflit larvé débouche sur la guerre  
d'Indochine. Les Français réorganisent le pays, unifiant les trois  
territoires au sein de l'État du Viêt Nam dirigé par Bảo Đại ; le soutien  
de la Chine permet cependant au Việt Minh de prendre militairement  
l'avantage. Après leur défaite lors de la bataille de Diên Biên Phu, les  
Français renoncent à poursuivre un conflit ingagnable et, lors des  
accords de Genève de 1954, reconnaissent l'indépendance du pays.

Le Viêt Nam demeure cependant provisoirement divisé en deux, les  
communistes ayant le contrôle du Nord et le gouvernement de Bảo Đại  
celui du Sud. Ngô Đình Diệm, premier ministre du Sud, refuse le  
référendum prévu par les accords pour réunifier le pays et prend le  
pouvoir, évinçant Bảo Đại et proclamant la république. Deux États  
ennemis, la République démocratique du Viêt Nam (Nord Viêt Nam) et  
la République du Viêt Nam (Sud Viêt Nam) se font désormais face, le  
Viêt Nam devenant l'un des fronts les plus chauds de la guerre froide.  
Les États-Unis, désireux d'endiguer la progression du communisme en  
Asie, se substituent aux Français comme protecteurs du Sud Viêt Nam  
et aident Diệm à combattre l'insurrection communiste. Mais  
l'autoritarisme croissant du président sud-vietnamien le rend de plus en  
plus impopulaire ; en 1963, avec l'assentiment des Américains, il est  
renversé lors d'un putsch. Le Sud Viêt Nam demeure cependant très  
instable, et de plus en plus menacé par la guérilla du Front national de  
libération du Sud Viêt Nam (Việt cộng) soutenue par le Nord. Les  
Américains soutiennent à bout de bras l'effort de guerre sud-vietnamien  
et, en 1964, la résolution du golfe du Tonkin donne au président des  
États-Unis carte blanche pour intervenir au Viêt Nam. L'intervention  
américaine, si elle ravage les infrastructures et l'environnement du Viêt  
Nam, échoue cependant à mettre un terme à l'insurrection ; la guerre, à  
la fin des années 1960, est de plus en plus impopulaire en Occident et  
les États-Unis cherchent une porte de sortie. De longues négociations  
aboutissent, en 1973, aux accords de paix de Paris et au retrait  
américain. Deux ans plus tard, le Nord Viêt Nam réalise son offensive  
finale contre le Sud ; le Viêt Nam, désormais entièrement sous contrôle  
communiste, est réunifié en 1976.

Aligné sur l'URSS, le Viêt Nam sort ravagé de la guerre et doit, avec la  
réunification, affronter de multiples difficultés économiques. L'invasion  
du Cambodge, fin 1978, pour renverser les Khmers rouges, le bref  
conflit contre la Chine puis le coûteux conflit cambodgien s'ajoutent aux  
difficultés et à l'isolement diplomatique du pays. A partir de la seconde  
moitié des années 1980, et après la mort du dirigeant conservateur Lê  
Duẩn, le Viêt Nam entame sa propre perestroïka, le Đổi mới et  
libéralise son économie, s'affirmant progressivement comme un pays  
émergent dynamique. Le système politique demeure cependant  
autoritaire, le Parti communiste vietnamien gouvernant en tant que  
parti unique.